Analyse des risques pour 2500 km de pipeline
02-12-2010
C’est en France que se trouve le plus grand réseau d’oléoducs (souterrains) d’Europe. La société française Trapil gère ce Réseau d’Oléoducs en Centre-Europe (CEPS) et l’utilise pour le transport de produits des ports de Fos-sur-mer, du Havre et de Dunkerque à destination de clients militaires et civils. Royal Haskoning France a procédé à une analyse détaillée des risques pour le compte du propriétaire, le Service national des oléoducs interalliés (SNOI), à l’entière satisfaction de celui-ci.
« Notre prix serré n’a pas été le seul facteur décisif pour décrocher cette mission. Royal Haskoning France possède savoir-faire conséquent dans le secteur du SIG et de l’analyse des risques de pipelines », a déclaré le chef de projets Philippe Reveau. La puissance d’un SIG consiste à consigner, combiner, analyser et présenter des données avec un composant spatial. Il est alors possible de reproduire les informations et données obtenues sur une carte géographique et d’établir des liens spatiaux entre l’étude de sécurité et la représentation spatiale.

Envergure
« Il s’agissait d’une mission de grande envergure qui nécessitait la participation de diverses disciplines. Nous avons mené des enquêtes sur le terrain dans 23 départements, ce qui représentait 80 segments pour 2500 kilomètres réseau de canalisations. Nous devions mener ce projet à bien avec de nouvelles méthodes, dans les délais et les limites budgétaires et à l’entière satisfaction du maître d’ouvrage. Pour cela, il a fallu rassembler de nombreuses données à l’aide d’appareils tels que Julbo GPS et Arcgis. Ce qui sous-entendait : 80 tableaux Excel avec les résultats de nos analyses des risques, 80 rapports, la création de 80 bases de données géographiques, y compris des mesures compensatoires complémentaires afin d’améliorer le système de gestion de la sécurité existant»

Un projet délicat
Philippe Reveau se souvient d’un projet délicat et novateur. « Le système d’information géographique (SIG) a joué un rôle crucial dans la collecte des données, l’interprétation des résultats et les calculs. Il faut toujours être sur le qui-vive et veiller à ne pas faire la moindre faute, sinon les erreurs se reproduisent sur les 80 segments étudiés. C’est ce qui rendait ce projet encore plus délicat. »

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Philippe Reveau
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